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OPTIDOSE des anti-mildiou et oïdium en Loir-et-Cher et en Indre-et-Loire

Validation du modèle Optidose de l'IFV pour l'adaptation des doses d'anti-mildiou et oïdium

En France, la dose d'homologation des produits phytosanitaires est déterminée pour un volume foliaire maximum et une pression sanitaire importante. En début de campagne, lorsque la vigne est peu développée, les viticulteurs réduisent les quantités appliquées approximativement. Dans le cadre du plan Ecophyto, le modèle Optidose développé par l'IFV permet de quantifier la dose de produit appliquée au volume foliaire et à la pression sanitaire mildiou et oïdium par rapport au stade de la vigne.

Résultats acquis/ en cours d'acquisition

En Loir-et-Cher

Dans le cadre des fermes DEPHY du Loir-et-Cher, le modèle Optidose est utilisé à l'échelle de l'exploitation. Des interrogations subsistent en cas de symptômes. Pour pouvoir juger de l'efficacité des traitements même à dose réduite, un témoin pleine dose a été appliqué sur 3 exploitations.

En 2014, année de forte pression mildiou, il y a eu significativement plus de symptômes de mildiou et de black-rot sur feuilles dans la partie Optidose que dans la partie traitée pleine dose mais il n'y a pas eu de dégâts sur grappes hormis sur une parcelle où la pression a été très forte et la qualité de pulvérisation d'un pendillard insuffisante. La réduction des doses appliquées a donné un résultat jugé satisfaisant par les viticulteurs. La pression oïdium a cependant été insuffisante sur les parcelles comparant Optidose et pleine dose. En 2014, l'absence de symptômes d'oïdium ne permet pas de valider le modèle.

En Indre-et-Loire

Optidose pour le Mildiou est testé depuis 2011 en Indre-et-Loire. En 2011, les fermes des lycées viticoles d'Amboise et de Fondettes ont testé avec succès la pratique (années de faible pression). Ensuite ces deux fermes ainsi que huit autres se sont inscrites dans le réseau de fermes de références Dephy. Il s'agit du premier levier qui a été mis en place par les vignerons. C'est le levier qui a mobilisé le plus de fermes (100% des fermes ont mis en pratique au moins une fois Optidose).

L'accompagnement pour ce levier est hebdomadaire depuis 2012 grâce au réseau BSV (Bulletin Santé du Végétal). Un Témoin Non Traité est placé dans chaque ferme du réseau. La visite hebdomadaire de ce TNT sert de lien avec le vigneron engagé dans le réseau et nous permet de vérifier que la pratique d'optidose sur l'ensemble du parcellaire fonctionne.

En 2011, nous avions pu faire jusqu'à 50% d'économie de produit par rapport à des passages 100% Doses Homologuées. Mais depuis 2012, nous connaissons des années pluvieuses à forte pression, l'économie a donc été plus limitée de 20 à 30% en moyenne avec 100€ d'économie en moyenne à l'hectare.

Les résultats depuis 2012, sont très concluants pour Optidose à condition d'être équipé d'un pulvérisateur face par face. Le suivi hebdomadaire nous a permis de valider la pratique d'Optidose chez 8 vignerons sur trois années. Optidose est validé pour la gestion du mildiou. La validation sur oïdium est toujours en cours.

Résultat 2014 Optidose sur Oïdium en Indre-et-Loire

Le modèle Optidose a été testé sur deux fermes de l'ouest en 2014 avec 35% d'économie de produits. Aucun problème d'état sanitaire après comptage. Les IDM n'ont pas été sous dosés par crainte des résistances. Seul le soufre a été sous dosé. Reste une interrogation : les vignerons qui ont sous dosé le soufre par rapport aux préconisations du modèle Optidose pour le mildium n'ont pas eu plus d'oïdium sur leur parcelles. Les observations sont poursuivies en 2015.

Contacts

Alice DURAND alice.durand(at)loir-et-cher.chambagri.fr
Adeline MALLET adeline.mallet(at)cda37.fr